Mighty Final Fight est le dernier jeu de Capcom, sur Famicom. Il est sorti sur la toute fin de vie de la machine, au cœur de l’année 1993 (le dernier titre Famicom date de 94). Ce jeu est à Final Fight ce que Splatterhouse Wanpaku Grafiti est à la série de Namco(t). En effet, il s’agit d’un épisode « for kids », avec des personnages en SD et une pointe d’auto dérision, comme le suggère l’adjectif « Mighty » (Énorme, Puissant…pour ceux qui ont séché leurs cours d’anglais, depuis la 6ème).
Parodie oblige, Jessica a été kidnappée par le Mad Gear Gang. Bah oui ! le chef veut se trouver une femme, alors plutôt que de perdre du temps, de l’énergie et de son argent, comme la plupart des gentlemen, notre ami décide d’être plus directe. Le problème étant qu’Haggar n’est pas trop chaud pour les épousailles de sa fille, Cody non plus d’ailleurs. Guy répond lui aussi présent et du coup, le fameux trio du premier Final Fight est au grand complet !
Exit le caractère cosmopolite du deuxième épisode, Mighty Final Fight se déroule intégralement à Metro City. Hourra ! à nous la merveilleuse ambiance du New York des années 80, mais revue à la sauce « Mighty ». : )
Techniquement, le soft est une belle claque. On savait la Famicom/Nes capable du meilleur, ce jeu s’inscrit sur la liste des titres qui prouvent que la NES peut rivaliser (avec ses armes) avec la génération supérieure ; liste composée (au hasard) de Mario’s Time Machine, Hoshi no Kirby, Crisis Force…et j’en passe. Les sprites sont richement détaillés et les décors offrent de jolis plans. Mighty Final Fight est un jeu très propre dont le charme est renforcé par son aspect décalé. Les musiques ne sont pas en reste avec des thèmes entraînants et d’une qualité toujours satisfaisante.
Dans son gameplay, le soft s’apparente fortement au premier épisode. La mise à distance est quasi obligatoire, si vous voulez vivre vieux. « Se retrouver coincé entre deux ennemis » pourrait sans problème être l’article premier du code du suicidaire, car les chopes ne sortent pas aussi facilement que dans le deuxième Final Fight. Ces dernières requièrent un placement parfait et un bon timing. Mighty Final Fight a beau avoir des allures de jeu pour mioches, il n’en est pas simple pour autant, loin de là ! Même avec une barre d’énergie pleine, on est jamais à l’abris d’un trépas rapide. Ce jeu adopte un système d’expérience assez sympathique. Même s’il ne permet pas d’apprendre de nouveaux mouvements, on peut néanmoins faire le malin avec sa longue (sic !) barre de vie. Un hommage à Double Dragon ? Fort possible.

La bande-son, le graphisme, le gameplay…c’est bien gentil, mais si le soft est une telle réussite, c’est surtout grâce à son univers adorable et charmant. Pour s’en convaincre, il faut réellement voir la séquence de fin, du petit lait ! Conservons également une pensée pour le boss qui vous corrige à grand coup de bisous. On avait jamais vu cela, sauf peut être à Noël, chez les grands parents. En outre, cette monture Famicom/Nes conserve une partie de la classe du premier, avec ses environnement cultes et quelques passages fort de ce dernier, dont le duel avec Sodom ou le combat dans le ring de catch. Il a vraiment tout du grand. : )
Personne ne sera étonné d’apprendre que Mighty Final Fight est une franche réussite. Avec ses atouts, il parvient à se hisser au top de la série, il est d’ailleurs mon épisode préféré, après l’incontournable Final Fight. Enfin, cela n’engage que moi.
