La série des casse-briques scénarisés revient sur DS après les opus GameGear et MegaDrive produient une quinzaine d'années auparavant. A première vue, on aurait pu croire à un remake vu la tendance du moment à porter les anciens jeux oldies sur les consoles actuelles, mais elle en est rien ici puisque il s'agit ici d'un tout nouveau jeu avec bien sûr le même gameplay, mais amélioré. Alors quoi de neuf pour cet opus, nom d'un démon !?
Développé par les soins du studio japonais , le titre sort dans les bacs japonais le 28 avril 2005. Mais sans cesse repoussé, il faudra attendre janvier 2006 pour le voir débarquer en Europe, distribué par 505 GameStreet (Distributeur italiens de jeux, à qui nous devons récemment la distribution de Bust-A-Move DS, ainsi que de Magna Carta et Stella Deus sur Playstation 2).
Ce titre DS utilise seulement une spécificité de la console portable de Nintendo, à savoir le double écran. Pas d'utilisation du stylet, ni du microphone, ni de jeu multi en WIFI. Mais que diable, le jeu MD n'était pas tactile, et il se jouait bien. Alors pas de problème, non ?
Ce qui montre que ce jeu est un nouveau (et non un remake), c'est tout d'abord un scénario complètement différent de l'épisode MegaDrive. Il n'est pas question ici d'un démon transformant en palettes de pierre une princesse et son prince, et cela par jalousie de leur union. Non, il s'agit dans cet épisode des ténèbres qui envahissent le beau royaume de l'Autel des Dieux et qui veulent éliminer la Reine et le Roi Vern, héros de la dernière Guerre Sainte qui opposa ces deux royaumes. Tandis que la Reine est assassinée, le Roi lui parvient à échapper au massacre qui se déroula dans son château, et parvient à sauver sa fille, la princesse Sheela Tous deux s'enfuirent, mais jurent de vaincre une nouvelle fois les ténèbres grâce à leurs pouvoirs conférés par les dieux.
Une fois le jeu lancé, puis après une introduction assez réussi, on commence le jeu. Ici l'aire d'action s'étend sur les 2 écrans, il faudra donc « jongler » les yeux entre les deux pour suivre correctement la bille bleue.
Le Gameplay, toujours le même à la base, apporte quelques nouveautés. Ainsi, la palette supérieure peut se positionner de 8 façons différentes (horizontales, verticales et diagonales), permettant du mieux contrôler la trajectoire de la bille.
L'ajout de multiples bonus récoltables en cours de jeu (en le touchant avec une des deux palettes) permettent d'augmenter le temps accordé pour finir le niveau, de créer un filet protecteur pendant un cours instant, évitant le chute de la boule hors de l'écran, mais encore d'allonger les palettes, d'augmenter la vitesse de la boule ainsi que sa puissance. En effet, la boule possède une jauge de force, jouant sur le nombre de coups nécessaire à la destruction d'un bloc ou d'un monstre. Et la vitesse varie aussi, mettant vos réflexes à rudes épreuves. Il est est néanmoins possible de réduire la force ou la vitesse en utilisant des malus. Mais attention, il en existe aussi pour diminuer le temps...
Le jeu propose 5 niveaux, chacun divisés en 2 à 4 parties, plus un boss. De la ville attaquée au Trône de Satan, vous visiterez cavernes et temples afin de libérer ses zones de l'emprise des ténèbres. Mais si les premiers stages sont d'une facilité enfantine, les deux derniers sont plus coriaces à passer en travers. Les derniers boss sont en outre difficiles car si vous venez à y perdre la bille, il faudra recommencer la partie du niveau précédant le vilain. Et sachez le, battre Satan ne sera pas une mince affaire. Ceci conduira sans doute les moins patients au découragement, car il devient répétitif de devoir refaire tout le chemin avant de retenter la bataille. Heureusement quand même que le jeu est sauvegardé au dernier acte atteint...
Une fois le mode Normal terminé, vous pouvez refaire celui-ci dans un mode plus difficile, ou alors faire du Time Trial sur chaque stages afin de faire péter le score. Peu de mode de jeu sont ainsi proposé, réduisant la durée de vie de titre. Mais bon, c'est un casse-briques.
Enfin terminons par parler technique. Le seul regret du jeu, ce sont les graphismes quand même assez simplistes pour la console, plutôt digne de la GBA. Quand au bruitages, elles se laissent écouter, mais bon sans plus.
Alors pour conclure, disons que Devilish sur DS suit bien la lancée des précédents épisodes, reprenant le gameplay de base mais innovant. Mais on notera une faible durée de vie et une réalisation technique plutôt maigre en comparaison à d'autres titres DS.
Si je devais en recommander son achat, j'insisterai sur le fait de prendre le titre d'occasion. Privilégié plutôt de mettre 40€ dans un jeu DS neuf plus intéressant et beaucoup plus amusant, comme Tetris DS, Phoenix Wright ou Trauma Center.