Si vous avez parcouru le test de la version Mega Drive du premier Valis, vous avez certainement noté que la version PC Engine était meilleure. Oui, pas de panique, je confirme cet état de fait sur cette présente page. Hein…quoi, faut développer ?
Valis est donc le seul épisode de la série ayant reçu l’honneur d’être converti sur Super CD-Rom². Très logique ! il est effectivement sorti en 1992, après Valis IV. Chez la Telenet, et comme ce qui se dit dans les cours de récré, « les premiers sont les derniers ». Voyant la qualité de Valis III & IV sur simple CD-Rom², on peut donc s’attendre à un jeu simplement grandiose. Très personnellement, je dirais qu’il l’est haut la main, cependant, tout le monde ne partage pas mon enthousiasme...
Bref, au niveau de l’histoire, Valis sur PC Engine, c’est comme Valis MD, à ce bémol près que la scène introductive permet de se rincer copieusement l’œil, avec culottes et autres soutifs, le tout porté par la belle Yuko en pleine séance habillage. On comprend pourquoi quelques 15 années après, Valis revient sur le devant de la scène avec une variation débordant allégrement dans le hentai. Mon cœur saigne !
Avant toute chose, le détail qui peut choquer est assurément le sprite de Yuko, beaucoup plus grand que celui des autres versions. Ici, nous est présentée une Yuko plus élancée, plus adulte, plus « wonderwoman » que l’écolière que nous servait jusque là les développeurs. Forcément, ça va pas faire plaisir à tout le monde, mais on fini par s’en accommoder. A côté de ça, c’est un sans faute ! Le jeu comporte de nombreux détails au niveau des décors, lesquels sont toujours très propres et soignés, richement colorés. Opposer une capture d’écran de la version PC-Engine avec une autre, provenant du jeu MD, serait vraiment se montrer mesquin envers la communauté des fans de Sega.
En outre, l’exemple du dragon à deux têtes, combat sans grand intérêt sur MD, qui devient ici carrément grandiose, n’est pas près de quitter mon esprit. C’est le jour et la nuit, principe si bien illustré par Jacouille, dans les Visiteurs.
Autre détail qui enterre littéralement la version MD, les séquences animés. Bah, ouais, les voix digits, ça change quand même des « bip boup bip» qui simulent un acte de parole. On regrettera que le plein écran ne soit pas systématiquement utilisé, mais ça reste quand même très agréable à suivre. Relativement nombreuses, elles offrent un vrai plus en terme d’immersion. On rappela que Valis, c’est avant tout une ambiance, un univers. Outre ces séquences, les musiques utilisent le potentiel du support CD, ce qui apporte là aussi un petit coup de neuf. Même si j’aime tout autant le son provenant de la cartouche, on ne peut nier cet apport loin d’être anodin.
Bref, comparer Valis MD à son homologue sur PC Engine revient à comparer un jeu d’action médiocre sur la console de SEGA à un bon soft sur la machine de NEC. Si vous avez un lecteur Super CD-Rom², Valis the Fantasm Soldier constitue un achat chaudement recommandé, avec les épisodes III et le IV.