Si vous êtes un aimable visiteur de Guardiana, vous avez probablement déjà lu le test d’Akumajô Dracula Vampire Killer, l’épisode Mega Drive de la série fleuve de Konami. Oui, notre Castlevania The New Generation. Oubliez ce titre, car le volet en question est infiniment plus abouti, en dépit du fait qu'il soit d'un an son ainé.
1993 fut donc une année fameuse pour le jeu vidéo puisqu’elle enfanta le meilleur épisode (à débattre, mais force est de constater la qualité du présent jeu) d’une série cultisme. C’est la PC Engine, concurrente de la Mega Drive (et de la Super Famicom) qui reçut ce volet. Sachez également qu’il s’agit de l’épisode qui pose les bases d’Akumajô Dracula X Gekka no Yasoukyoku (Castlevania Symphony of the Night) sur PlayStation et Saturn. Bref, un jeu caractérisé par le bon goût d’antan. D’ailleurs, la copie PC Engine fut si bonne qu’elle fit l’objet d’une adaptation sur Super Famicom sous de nom d’Akumajô Dracula XX, renommé Vampire Kiss dans nos vertes contrées.
Vous incarnez Richter Belmont et votre mission sera de vous débarrasser du plus célèbre des vampires, l’incontournable Dracula. Ce dernier, ressuscité, a fait prisonnière Annet, la compagne de Richter. Il n’en faut pas plus pour que ce dernier se lance à la poursuite de Dracula. Le jeu propose un total de 13 stages, cependant tous ne sont pas accessible dés votre première partie. En effet, plusieurs chemins existent, mais pas d’inquiétude, "ils mènent tous à Rome". La durée de vie s’en retrouve décuplée car on prend un malin plaisir à torcher chaque level en long en large et en travers. Vaincre chaque boss requiert une bonne maîtrise et de la persévérance, surtout que vous ne disposez que de 3 vies pour terminer un stage. Histoire de le situer, il est plus facile que Super Akumajô Dracula (SFC) ainsi que l’épisode Mega Drive, mais constitue tout de même un challenge intéressant. Les joueurs attentifs trouveront même un personnage optionnel en la personne de Maria. Elle se révèle plus efficace que Richter malgré sa bouille de gamine et sa peluche à la main. Cela ne fait pas très sérieux, mais on se permet vraiment tout, chez Konami. A noter qu’une option vous permet de voir, moyennant finances, les meilleurs techniques pour venir à bout de chaque boss sans vous faire toucher. Ce n'est pas une technique de looser, même si...


Servi par une bande-son hors du commun et une ambiance exceptionnelle, cet Akumajô Dracula vous offre une immersion immédiate dans un monde maléfique rempli de créatures démoniaques, qu’il vous faudra trucider avec le sourire. La raison de cette immersion est peut être a chercher du côté de la somptueuse scène d’introduction, magnifiquement animée (avec une voix off en allemand, ambiance, ambiance, quand tu nous tiens). Dès les premières secondes, on ne peut qu’approuver ce qui défile sous nos yeux. Du coté de la réalisation, les décors regorgent de détails, les couleurs sont bien appropriées à l’ambiance glauque…bref c’est beau et l’animation est irréprochable.
Dracula X est donc un jeu formidable comme il est rare d’en voir de nos jours. Phrase très intelligente à l'heure où l'action 2D représente très certainement 0.207% des sorties sur console de salon. Prenant et jouissif, ce titre à fait le bonheur des possesseurs de consoles Nec équipées au moins d’un lecteur de CD Rom². Si vous aimez la série, vous devez vous y essayer, tout simplement. Maintenant, pour répondre à l'incontournable question "est-ce le meilleur épisode de la série", il faut bien avouer que c'est un exercice assez délicat. Super Castlevania IV/Super Akumajô Dracula...c'était quelque chose également. D'autres se tourneront vers Symphony of the Night. Ah, ces histoires de conflit de générations et de guerres intestines au pays du pixel, on ne s’en lasse pas. Le mieux, c'est encore de tous les pratiquer. ^_^