Voici un test pour tordre le cou à quelques informations fallacieuses qui ont la vie belle dans les salons Hardcore machin. Le fond de l’idée : « la PlayStation est un support bâtard, véritable nid à licences moisies qui n’a jamais accueilli un seul bon jeu ». L’origine du litige concerne le mot « Jamais ». Plus sérieusement, même sur le terrain des productions en 2D, la PlayStation se défend sacrément bien : Bishi Bashi Special, Captain Commando, Harmful Park, Bokandesuyo, Chipoke Ralph no Daibôken, Kyûin…sans même évoquer les Dracula X, ThunderForce V, Silhouette Mirage, les Konami Deluxe Pack...qui existent également sur la « sainte » console d’en face.


Zanac X Zanac est le dernier jeu signé Compile, studio à l’origine des nos chers Musha Aleste, Puyo Puyo ou Madô Monogatari sur Mega Drive. Il est ici question de la compilation de Zanac et de son remake, Zanac Neo. Le jeu original date de 1986 et ne sera pas sans inspirer Aleste. On peut lui dire merci ! Cette galette nous permet de retrouver les sensations du Zanac d’autrefois tout en prenant plaisir à découvrir sa version dépoussiérée, attrait principal de la compil’ de Compile.
Zanac X Zanac peut être…mais avouons derechef que le jeu aurait pu s’appeler Neo GunHed ou encore Super Aleste II car il réutilise également les ficelles de ces deux softs. Mine de rien, voilà de quoi satisfaire du monde tant ces jeux sont légendaires !
Zanac Neo démarre fort en proposant pas moins de 3 vaisseaux, lesquels disposent de caractéristiques propres. Comme dans Zanac, GunHed ou Super Aleste, les armes sont symbolisés par des chiffres allant de 1 à 8. Chaque vaisseau possède ses huit armes particulières, ainsi, tout le monde trouvera chaussure à son pied...à moins d’avoir un niveau d’exigence proche d’une pointure 74. L’intensité de ces armes varient en fonction du nombre d’orbes jaunes que vous ramasserez, un peu comme dans…vous connaissez la chanson

. La prise d’un item vous offre deux secondes d’invincibilité. Avec le timing adéquat et en réalisant des combos, vous pourrez tranquillement venir à bout des Boss les plus coriaces.
Pas de doute, nous avons bien affaire à un jeu signé Compile. En plus du système d’armement déjà évoqué, signalons que les vies pleuvent, on retrouve également des stages extrêmement courts afin de faire le plein en Power Up et en vies. Il arrive même que l’on croise Randar dans les niveaux, figure incontournable du studio (au même titre que Arle ou Carbuncle). Zanac X Zanac offre une véritable bouffée de nostalgie dans un habillage en 2D pourtant séduisant. On pourra néanmoins regretter une difficulté trop peu présente. Le jeu reste plus facile que ses vénérables modèles, surtout que le mode deux joueurs est en tout point identique à une partie solo. Mettre le jeu en Very Hard n’est, pour une fois, pas une preuve d’héroïsme.
Au niveau de la bande son, on retrouve messieurs Tanaka, Nagata et Hayashi. Le premier a œuvré sur Spirit Fighter Spriggan ou encore Dennin Aleste tandis que les deux autres se sont brillamment illustrés sur la bande-son du récent Chaos Field. Les thèmes sont globalement très satisfaisants, dans un esprit un peu techno chimique qui ne sera probablement pas du goût de tous. J’ai personnellement beaucoup aimé la reprise du Main Thème de Zanac, par Kou Hayashi. Il est vrai qu’on aurait voulu retrouver M. Sakoda (Musha Aleste) sur ce jeu, mais il officie désormais sur la série Star Soldier, ce qui laisse présager de bonnes choses pour ce mythe d’Hudson Soft.
Zanac X Zanac est une aubaine pour les esprits conservateurs et d’une manière générale, les amateurs des shoots de Compile. Ceux qui ont apprécié Zanac, GunHed ou encore Super Aleste peuvent tranquillement se diriger vers cette ultime production haute en qualité. Encore merci Compile, on ne vous oublie pas !