Voilà une série qui n’est pas sans évoquer la gloire de la Mega Drive. Si sur 16-Bits la recette ThunderForce était succulente, peut-on en dire autant de cette suite ?
Technosoft est une boite qui œuvre pour le bien de l’humanité. Outre les ThunderForce, Elemental Master ou Herzog Zwei sur Mega Drive, les joyeux luron de cette équipe n’ont pas chaumé, sur 32-Bits. Thunder Force V débarque finalement un peu avant les vacances d’été de l’année 1997 sur Saturn et une année après sur PlayStation. Les Etats Unis auront même droit à une localisation du jeu chez eux, éditée par Working Designs.

Une fois le jeu lancé, on retrouve toute la fureur des productions Technosoft. Le gameplay est toujours aussi efficace, très speed et la musique absolument fantastique donne un rythme frénétique à l’action. Pour faire simple, c’est du ThunderForce ! Ce qui choque, c’est assurément cet odieux mélange 2D/3D. Cet épisode V reste un shoot horizontal classique mais les décors sont tout en 3D, et pas forcément ce qui se fait de plus fin et détaillé. Il ressemble d’ailleurs légèrement à Einhänder, ce qui n’est pas un compliment, n’en déplaise aux amateurs. ThunderForce V est pourtant loin d’être moche, mais conserve un aspect relativement brouillon. Cette transition graphique fut mal négociée, comme ce fut le cas pour bon nombre de titres de l’ère 32-Bits.
Ne jouons pas les insatisfaits en puissance, même si "tout était mieux avant" et en particulier les jeux vidéo (c’est bien connu). En effet, ThunderForce V reste un titre accrocheur avec une bande son bien furax. Mr Tsukumo Hyakutarou, vous avez d’ailleurs mon respect éternel pour la bande-son du jeu, mais surtout pour la galette nommée « Best of ThunderForce » offerte avec le Special Pack de la version Saturn. Mine de rien, proposer Silvery Light of the Moon (le thème de fin de ThunderForce IV) en version arrangée, c’est quand même une idée du divin. Les possesseurs de la version PlayStation pourront verser toute les larmes de leur corps et jalouser avec avidité ce Special Pack Saturn. Il y a une justice en ce monde !


ThunderForce V offre une grande diversité dans les levels, mais étant le dernier rejeton de la saga, personne n’en attendait moins. On appréciera toutefois une scène d'anthologie, subtil clin d'oeil à l'opus précédent. L’arsenal proposé est plutôt conséquent et reprend judicieusement quelques armes de ses ancêtres. Encore une fois, pouvait-on en attendre moins ? C’est là qu’on se dit que cette monture 32-Bits a probablement les épaules trop frêles pour supporter la comparaison avec ses ancêtres, car sans avoir de défauts particuliers, ce titre a du mal a séduire. On appel ça la fatalité.
Au final, ThunderForce V est un titre de grande qualité sur lequel on ne peut vraiment faire l’impasse (surtout que les shoot n’étaient pas légion en 1998). Sans atteindre le niveau irréprochable des épisodes III & IV, ce jeu reste une suite tout à fait recevable pour n'importe quel amateur de shoot horizontal. Sachant cela, deux possibilités s’offrent à vous : l’acquérir sur PlayStation ou Saturn.
La version PlayStation me semble légèrement plus fluide tandis que celle sur Saturn dispose de couleurs plus vives ainsi qu'un niveau de finition bien superieur (décors plus propres, plus détaillés). A noter qu’une version US existe sur la console de Sony, éditée par Working Designs. Cette version propose quelques options en plus et le mode easy en moins. Finalement, la meilleur acquisition reste probablement ce fameux Special Pack sur Saturn, mais c’est un peu plus cher...atroce monde capitaliste !