Après la double conversion de Final Fight sur la 16-Bits de Nintendo (Final Fight & Final Fight Guy), très largement perfectible, Capcom décide de produire une suite et cette fois ci, exclusive à la machine. Le jeu débarque au milieu de l’année 1993, peu après Final Fight CD et juste avant Mighty Final Fight, l’un des derniers gros jeu de la Famicom.


L’honneur est sauf, cette suite propose un scénario aussi moisi et improbable que le premier. En dépit de la correction infligée par Cody, Haggar et Guy, l’organisation Mad Gear s’est secrètement regroupée autours d’un nouveau chef. Plus puissante, cette organisation sévie à l’échelle de la planète. Afin d’effacer l’affront qui lui a été faite à Metro City, le mystérieux chef fait prisonnier le mentor de Guy, ainsi que sa copine, qui par ailleurs est la sœur de Maki. Inutile d’établire un arbre généalogique et préciser les liens entre les protagonistes, sachez simplement qu’Haggar, Maki et Carlos (rien à voir avec le chanteur aux chemises à fleurs) vont se charger de mettre un peu d’ordre dans cette affaire...
Si Final Fight est originellement un dérivé non avoué de Street Fighter, cette suite joue à fond la carte de la filiation et ce n’est pas la présence de Chun Li dans le premier stage qui me fera mentir. Le jeu est techniquement très proche de Street Fighter 2, tout comme la bande-son qui a des faux airs de celle du jeu de baston. On se souviendra d’ailleurs longtemps de la musique du premier stage, simplement fameuse. Au rang des bonnes nouvelles, on retrouve le mode deux joueurs qui faisait tant défaut aux précédents, sur la machine. Le mode option fait lui aussi son apparition, avec la possibilité de choisir son niveau de difficulté. Idéal pour combler novices et nerveux du pad. : )


Final Fight 2 est pourvu d’un gameplay moins rigide que l’opus précédent. Les chopes sortent sans aucune difficulté et l’action s’en retrouve plus nerveuse. Inutile de préciser qu’à deux, c’est encore plus jouissif. On peut cependant déplorer un petit manque au niveau des attaques des personnages. La plupart du temps, on se contente se sortir bêtement son enchaînement de base, sans utiliser de coups sautés ou l’attaque spéciale, trop peu efficace. Malheureusement, le choix du personnage n’y change rien.
Pour l’instant, Final Fight 2 s’annonce presque parfait…et bien non, tout du moins, pas tout à fait. L’ambiance du jeu est affreusement quelconque, malgré un voyage plutôt complet, couvrant six destinations, à savoir la Chine (Honk Kong), la France, l’Italie, les Pays-Bas, l’Angleterre et le Japon. Mais où diable sont les rues dégelasses pleines de tags, les bas fonds de Metro City, points de rencontre incontournables entre les prostituées et les punks locaux, ou encore le fameux ring de catch, terminus du stage 2. Même si cette suite propose quelques décors sympathiques, on est loin de l’audace du mythique Final Fight. Mine de rien, ce n’est pas un détail anodin, cette suite parait plus timorée, plus lisse et par conséquent, infiniment moins attachante que la référence.
Final Fight 2 est simplement un honnête Beat Them All. Comparativement aux version SFC du premier, force est de constater du mieux, surtout en raison de l’apparition du mode deux joueurs. Cependant, dans l’absolu, on se retrouve face à un jeu dispensable qui ne dispose ni de la classe du premier, ni du gameplay du Tough.