Streets of Rage est sans aucun doute un des jeux les plus connus sur la console 16-bits, et certainement un qui à pu permettre à la console de connaître son succès. Mais bon voilà, en 91, tout le monde ne pouvaient se payer une console à plus de 2000 Francs, d'autant que certains avaient déjà investis dans une Master System ou une GameGear. Pour permettre à ces gens d'également profiter du phénomène « Bare Knuckle », SEGA entrepris la conversion du titre sur les consoles 8-bits, donc la Master System et GameGear. C'est la version de cette dernière console dont nous traiterons dans ce présent test.


Si le scénario reste le même, cette version connaît bon nombre d'éléments de retirés par rapport à la version MegaDrive, dû bien évidemment à « la faible capacité de stockage de la cartouche ». Ainsi, Adam est mis en « pré-retraite » à l'âge de 23 ans, et n'est de ce fait pas un personnage sélectionnable. D'ailleurs, il n'existe pas du tout puisque son image est complètement retirée de l'écran titre et de la séquence de fin. Autre élément manquant, l'aide de la voiture de police est retirée pour être remplacée par un bonus collectable, mais produisant le même effet, à savoir tuer les ennemis à l'écran lors de son acquisition. Enfin notons la présence de 5 niveaux seulement. Exit le stage sur la plage, dans les **backstreets** ou bien le passage culte de l'ascenseur où l'on balance les punks par dessus-bord ; vous n'aurez droit qu'aux stages de la rue «commerciale», du pont, du bateau, de l'usine ainsi que le repaire de Mr. X.
Bien qu'un grand nombre d'éléments aient été retirés, l'ambiance « Streets » est quand même toujours présente : les graphismes sont correctes, et les musiques de Maître Koshiro sont assez bien rendues sur la petite portable de SEGA. Mais on notera cependant quelques ralentissements si plus de 4 adversaires se trouvent à l'écran, notamment les lanceurs de torches. Enfin, n'ayant pas peur de le dire, le contrôle est un peu difficile à prendre en main : les sauts demandent de forte pression de touche, de même que les retournées et projection peuvent devenir à mettre en oeuvre, car votre personnage a tendance à relâcher sa prise. Ou bien au contraire les coups et combos ne sont pas évidents à réaliser car votre perso n'arrête pas de prendre le punk si vous êtes trop prêt. Notons pour finir la certaine difficulté de certains passages ; si vous tombez au sol avec 2-3 ennemis à proximité, il est fort probable que vous perdez une vie car les ennemis ne vous laisserons pas vous relever, et il n'y a pas de temps où vous êtes invincible : vous vous relevez, vous vous faites frapper, vous tombez, vous vous relevez, vous vous faites frapper, jusqu'à KO s'en suive...
Pour terminer, précisons qu'un mode 2 joueurs est bien présent, mais il faudra bien évidement avoir 2 Game Gear, 2 jeux ainsi qu'un câble Link pour en profiter. Dans de telles conditions, on préférera la version MD
En conclusion, ce Streets of Rage peut provoquer un certain plaisir chez le joueur quand à pouvoir refaire un titre culte de la MegaDrive sur une console portable, avec le plaisir de retrouver l'ambiance « chaude » des rues de la ville et de retrouver les ziks de Yuzo Koshiro. Cependant, vu la difficulté et le nombre de niveau retirés, il est évident que vous ne reviendrez pas aussi souvent sur le titre si vous disposez du jeu original sur la console 16-Bits.
Note : Voici quand même une astuce pouvant être utile pour ceux désirant explorer cette version. Dans l'écran des options, choisissez la musique 11 et appuyez sur 1 et 2 en même temps. Vous pourrez à présent désactiver les dommages sur votre personnage, de même que choisir votre stage.