C’est un fait, la Mega Drive dispose d’une palanquée de jeux d’action de qualité. On songe immédiatement à Gunstar Heroes, Contra IV, Alisia Dragoon et j’en passe. Dans l’ombre de ces références se tient Pulseman, jeu développé par Sega et Game Freak, société qui s’est rendue immensément célèbre avec les adaptations en jeu vidéo de la série Pokémon.
Pulseman. Vu le nom, il ne peut s’agir que d’un héros bien kitsch. Son truc, ce n’est ni les biscotos, ni gadgets bizarres, ni même un sens surdéveloppé ou une intelligence lumineuse. Lui, c’est le virtuel, les 0 et 1. Notre personnage en collant noir a la faculté de traverser les mondes réels et virtuels. Sa mission consiste à déjouer les plans de l’obscur docteur Waruyama, résidu maléfique du créateur du héros. Pour faire simple, Pulseman empreinte beaucoup à Megaman, sur la forme. Dans le fond, les modèles de référence sont plutôt Sonic et Gunstar Heroes.
Pulseman se présente sous la forme d’un jeu d’action classique. Une fois le jeu introduit dans la console, vous avez le choix entre trois niveaux, respectivement le Japon, l’Inde et les USA. L’aventure compte sept stages, tous relativement longs à défaut d’être corsés. Le cinquième comprend d’ailleurs un petit labyrinthe. Nous évoquions une ressemblance avec Sonic The Hedgehog, ci dessus. Ici, pas de Dash, mais Pulseman peut se mettre en boule et rebondir contre les murs ou le sol. C’est assez rigolo. Il suffit pour cela de charger son pouvoir en accélérant. Les esprits bagarreurs préféreront donner des coups de poing à distance. Sans cela, les mouvements du héros sont assez communs. Il est à noter que certains passages nécessitent de se mettre en boule pour traverser un espace vide dans un mur. Les scientifiques vous le diront, la théorie du chaos n’est parfois pas très loin.


Pusleman est vraiment rythmé et varié. En cela, il s’inspire assez de Gunstar Heroes. La mise en scène est parfois honteusement pompée sur le hit de Treasure. Plate-forme, action, boss (dont un est carrément importé de Sonic), s’introduire dans des fils électriques, traverser des murs, c’est un fait, Pulseman sait faire des choses. Il se prend même pour bille, star d'un petit casse brique qui intervient entre chaque stage. A voir ! Le jeu est globalement assez agréable, même si certains passages sont laborieux.
Techniquement, attention, ce programme est complètement inégale. C’est assez incroyable de voir que le pire, le plus cheap et le plus laid côtoie des décors fabuleusement colorés, nets et précis. Je veux bien que l’histoire place parfois le personnage dans un monde virtuel, mais c’est pas une raison pour réaliser une atroce mosaïque en guise de sol, le tout sur fond noir. L’animation n’est pas non plus irréprochable avec quelques ralentissements aisément perceptibles. En ce qui concerne la bande-son, là, je dois avouer accrocher sérieusement. Le mélange « mélodie de jeu vidéo » et « high-tech » est très réussi. Sachez d’ailleurs que ces musiques sont l’œuvre du papa des mélodies des jeux Pokémon. Moi, j’en connais qui sont marqués à vie, par celles sur GameBoy Color. Le jeu compte aussi quelques voix digit’ pas forcément exceptionnelles mais qui soutiennent une mise en scène souvent bien pensée. A ce titre, les petits flash infos dans lesquelles les aventures de Pulseman sont relatées, sont exquis.


Pulseman, qu’on se le dise, est un bon jeu. Maintenant, loin de moi l’envie de hisser cette production au niveau d’un Sonic, d’un Megaman, d’un Gunstar Heroes. Il n’en a ni l’étoffe, ni les qualités. Le niveau de finition, assez bancal, trahis ce que l’on aurait pu imaginer comme un incontournable. Uniquement sorti au Japon, le jeu trouvera néanmoins son public, grâce à ses faux airs de Rockman et son gameplay sympathique.