Après DaiMakaimura, c'est Strider qui passe par la moulinette test. Voilà deux cultes de chez Capcom en arcade et portés relativement brillamment sur Mega Drive (et accessoirement sur Master System, pour rester sur le hardware SEGA). La série des Marvel VS Capcom a probablement fait découvrir bon nombre de personnages des hits de Capcom. On retrouve donc parmi eux le fameux Strider Hiryû. Solide gaillard, expert dans le maniement de l’épée.


Strider nous plonge dans un monde où les méchants portent en eux les us et coutumes des gens du froid, amateurs de caviar et de vodka. Aux dernières nouvelles, leurs noms se termineraient par les lettres « ov ». Notre héros est donc une sorte de James Bond, l’épée et le charisme en plus. Justement, Strider est muni d’une palette de mouvements assez conséquente. Il court, il saute, il grimpe et dégaine sa lame sur commande. Toutes ces actions se coordonnent parfaitement dans des stages au level design (une expression à la mode, profitons-en) formidablement bien pensé. Les ennemis grouillent de toutes parts et le carnage est délicieux. Malgré la capacité de notre ami a envoyer ses ennemis dans l’autre monde plutôt qu’au Goulag, il faut avouer que son sprite est trop imposant pour passer inaperçu. Il n’est pas toujours évident de conserver précieusement sa vie ainsi que ses crédits. La dernière section du stage 5 fut une épreuve assez pénible, pour mes nerfs. Mon pad s’en souvient. Sur Mega Drive, l’ensemble reste moins coûteux qu’en arcade, alors ne nous plaignons pas trop (mais un peu quand même)!
Défoulant et difficile, ce titre n’oublie pas d’être très propre sur lui et propose quelques effets graphique plutôt agréables (l’onde de votre lame par exemple). Il n’y a vraiment pas de quoi se sentir lésé, surtout pour un portage qui remonte à 1989 ! L’animation est aussi de qualité. On peut suivre Strider sauter et grimper comme le plus habile des singes, sans ne jamais être choqué par quelques ralentissements. Toujours du côté des réjouissances, la bande-son est fameuse. Le processeur sonore de la Mega Drive est correctement exploité. Forcément, les thèmes cultes de cet épisode méritaient bien un peu de soin !


Finalement, le reproche que l’on peut adresser au jeu est, à mon avis, une gestion des sauts vraiment rigide. Ainsi, on ne peut vraiment choisir son point de chute. Il en résulte quelques "Game Over" pas toujours bien acceptés par le joueur, lequel se venge aussitôt sur sa manette. Que ce détail n’empêche personne d’apprécier les bienfaits de Strider, qui avouons le, est cultisme. En outre, il est trouvable pour à peine plus que le prix d’un menu chez Mac Do. Sachez également que le soft est disponible sur PlayStation via Strider I & II (Strider 2 en PAL, mais qui comprend toujours le premier en guise de bonus). Et quelle bonus !