Dragon Ball est un mythe. cette célèbre série d’animation japonaise connaît un fort regain d’intérêt depuis quelques temps, surtout aux Etat Unis. La preuve en est avec de nombreuses adaptations sur Gameboy Advance ainsi que celles sur 128-Bits. Finalement, presque toutes les machines eurent droit à leur DBZ. La Mega Drive fait évidemment partie de celles ci.
Dragon Ball Z Buyû Restuden/L'appel du Destin est l’unique représentant de la série sur Mega Drive, ce qui ne fut pas sans provoquer quelques jalousies envers la Super Famicom, à l’époque. En effet, la console de Nintendo eut droit à la trilogie des Butôden en plus de l’excellent Dragon Ball Z Hyper Dimension. N’oublions pas non plus l’épisode RPG ainsi que deux digital comics (appelé faussement DBZ RPG 2 & 3). Un constat s’impose, l’amateur de la série se tournait davantage vers la console de Nintendo que celle de Sega. Bon...ceci ne nous renseigne guère sur la qualité de cet épisode !
Pour être honnête, Ce Dragon Ball Z fut une déception lors de sa sortie et ce pour diverses raisons. Alors que la console concurrente de Ninendo jouissait déjà du Butôden 2, c'est à dire DBZ la Légende Saien (le meilleur de la série de mon point de vue, tout du moins, parmi les épisodes 8/16 et 32-Bits) notre Mega Drive n'avait pas encore le sien. Ce projet est donc arrivé trop tard, déjà dépassé avant même d’avoir été pratiqué. Doté d’une animation moins fluide que ce fameux Butôden 2 et d’une bande-son moins travaillée, relativement quelconque, notre Buyû Restuden fut plutôt boudé par ceux qui étaient responsable de le tester dans la presse de l’époque. Sa qualité intrinsèque se situe entre celle du premier et du deuxième sur Snes, ce qui est répréhensible pour un jeu de 1994. Ici, la copie n’égale donc pas la référence. Malgré le nom évocateur de "l'Appel du Destin", ce jeu était prédéterminé à être un avatar. Triste sort.


Malgré le fait qu’il souffre de la comparaison avec la concurrence, ce DBZ n’est pourtant pas à délaisser. D’ailleurs, il propose un choix de personnages assez intéressant. On retrouve quelques membres du GinyuTokensentaï (les types louches sans inhibition, qui aiment montrer leur cul sur les photos de famille), tels que Rocoom ou Ginyu justement, en passant par Cel, Freeza, C18 ou Krilin. Finalement, c’est un total de 11 personnages que propose ce DBZ, juste de quoi composer une équipe de foot, sans remplaçants...
En ce qui concerne le gameplay, il fut copié sur Butôden 2. Les attaques sont quasi similaires et les manipulations sont parfois identiques. On retrouve donc les coups spéciaux, ainsi que les boules de feu et autres "météor smatch". Beaucoup de stages furent importés des épisodes SFC, ou subirent quelques retouches (sans être plus détaillés). Il en va de même pour les bruitages et voix digit'. Il n’y a rien de bien neuf, dans cette cartouche...
On peut souligner tout de même la présence d’un mode story assez intéressant malgré quelques incohérences avec l’histoire du manga. Vous devrez affronter une succession d’ennemis pour chaque personnage, avant de pouvoir bénéficier de leur fin respective (un manque qui se fera cruellement sentir sur DBZ Butôden 3 de la SFC ainsi que le Hyper Dimension PAL). Cool, c'est déjà ça de gagné !
Chacun peut donc cerner la qualité du produit. Ce jeu n’est donc pas mauvais, mais souffre complétement de la comparaison avec la concurrence, pourtant sortie avant. Il reste un titre sur lequel on peut largement s’amuser, si on apprécie l’ambiance de la série.