Un bon développeur produit de bons jeux, n’est-ce pas ? Psygnosis fait partie de ces derniers avec notamment Shadow of the Beast (1989), Les Lemmings (1991) ou encore par l'édition de l'agréable Puggsy (1994). Ces noms sont probablement liés à d'authentiques souvenirs pour chacun d’entre nous (la nostalgie s’impose !). Flink n'échappe pas à la règle et se classe parmi les grands jeux de Psygnosis.
Pour commencer, et se donner une première idée du soft, voici le pitch !
Un Désastre frappe l’île d'Imagica ! Wicked Wainwright à pris le pouvoir ! Seul l’apprenti magicien Flink peut nous sauver ! Une course folle contre les sbires du mal, dans laquelle vous devrez concocter des sortilèges fantastiques, commence afin de libérer l’île. Les graphismes les plus extraordinaires jamais vus sur Mega Drive, une jouabilité exemplaire et un suspens haletant font de Flink une pure Merveille.
A croire que tous les jeux bénéficient d’un graphisme d’enfer, d’une jouabilité exemplaire et un scénario en béton !! Pourtant dans Flink, on remarquera de sympatiques décors, détaillés avec précision qui donnent donc le sentiment que Psygnosis ne se moque pas du client. Nous sommes dans un univers médiéval fantastique très crédible grâce à cette ambiance si bien retranscrite, les screenshots de fin peuvent en témoigner plus que mon baratin...
Le jeu débute avec une map. Elle vous permet d'évoluer entre les stages, et même de recommencer ceux que vous aimiez. Il existe un total cinq mondes différents (Monde de la Forêt, de la Ville, de l’Arbre, de la Montagne et des Nuages) dans lesquels il faudra errer dans le but de retrouver des Pierres Magiques détenues par cinq boss. Une fois cela accompli, vous pourrez ouvrir la Porte Magique qui vous emmènera vers le terrible et dernier monde. Le méchant Wicked Wainwright vous y attend de pied ferme !
Là, rien de bien difficile (ceux qui n’ont pas suivi, levez la main ?)... Entrons dans les détails...
La maniabilité tout d’abord ! Il s'agit d'un jeu de plateforme de Psygnosis, donc pas de soucis, Flink a juste un peu la charrette, mais arrive à prendre de la vitesse au fur et à mesure qu’il parcourt une distance, son acceleration décrivant une courbe exponentielle (NON, il ne s’envole pas !). Sinon la maniabilité ne souffre d'aucun défauts, bien que les passages avec les lianes peuvent vous donner du fil à retordre...
Pour tuer les méchants qui se proposent à vous, notre héros copie Sonic, ainsi il leurs saute sur le haut du crâne. Moins compétant, il ne peut que les étourdir et ce ne sera que la seconde frappe qui aura raison de toute cette vermine. Ceci peut être interessant car il est possible de se saisir des ennemis pendant leur agonie (en prenant garde qu’il ne se réveille pas, car bien bougon devient un ennemi se réveillant après un coup de botte de mage) pour le balancer sur d’autres. Il est possible de réitérer la manoeuvre avec les coffres qui parsèment votre chemin, des cailloux et même des rochers (prouvant ainsi que les mages ne sont pas toujours de gros bedonnants avec la barbiche qui pend jusqu’aux pieds !).
Du côté de la bande son, la musique de Flink nous projette dans ce monde de magie sans aucun efforts. Elle est douce et nous transporte chaleureusement sur son doux rythme. Elle colle magnifiquement avec le monde d’Imagica et on n’en demande pas plus.
Les différentes épreuves au cour de votre périple ont une difficulté relativement bien dosée et on prend un réel plaisir sur ce jeu. La Forêt est relativement facile mais le Monde des Nuages, aïe, aïe, aïe...
Pour vous aider dans votre quête, et c’est ce qui fait le charme du jeu, vous avez la possibilité de glaner divers ingrédients dispersés dans les levels. Ces derniers sont plus ou moins difficiles à trouver. Vous les collectez dans votre inventaire et quand par un heureux « hasard » vous trouvez un parchemin décrivant la création d’un sort, c'est qu'il est temps de sortir The Marmite ! c'est un modèle invocable à volonté (Testez, ce n'est que pure vérité) mais libre à vous de balancer délicatement vos divers éléments afin de créer un sort. Il se peut aussi que la potion vous sautes à la figure, voir même que des Lemmings vous envahissent (vive les clins d’œils

). En effet, un sort se compose de trois ingrédients à mettre dans un certain ordre, mais le problème est que pour deux d’entre eux, il n'y a justement pas d’emplacement indiqué. Cela qui vous laisse une marge d’erreur d’environ 50/50…après deux essais (ou trois quand on ne se souvient plus dans quel ordre on avait fait la première préparation), on acquière un joli sort du type éclair, pousse rapide (pour les plantes, et qui permet d’accéder à d’autres endroits « cachés » du level) ou même la possibilité d’invoquer un Démon ! Certains sorts sont indispensables pour parvenir aux mondes inaccessibles normalement, comme le Monde de l’Arbre pour lequel il faut rapetisser.
Ce titre est charmant par sa réalisation. L’atmosphère qui s’en dégage est on ne peut plus plaisente malgré un aspect classique et surfait : Un apprenti qui veut botter les fesses d’un méchant magicien (laissez place aux jeunes !), ça ne respire pas la nouveauté, certes. Néanmoins, on restera longtemps plongé dans ce magnifique univers qu’est Imagica, avec son bestiaire si sympa et certains levels sont vraiment prenant. Le concept des sorts est bien fichu et sans eux, le jeu aurait perdu en saveur. Il prend donc toute sa dimension dans la collecte des Larmes de Fée, ou autres Œils de Gobelins…
Un des seuls bémols est sa réactivité un peu lente (donc, pas pour les frénétique de la gâchette, c’est un jeu posé ou l’on ne shoot pas tout ce qui bouge…enfin presque, quand on y pense) même si cela ne constitue réellement un défaut, loin de là. L'autre bémol est, pour finir, sa durée de vie. Il faut un peu plus d'une après midi pour en voir le bout et aucun point de sauvegarde n'est présent, pas plus que de passwords. Il faut donc se retaper tout les mondes de départ, ce qui est un peu lourd mais finalement pas si atroce que cela compte tenu du plaisir éprouvé lors de chaque partie.