Namco n’a "jamais" été un acteur majeur dans le monde du Shoot Them Up (sauf sur les débuts du genre, dans les années 80). En dépit de séries cultes comme Galaxian, Xevious (premier shoot avec un défilement du scrolling) ou Dragon Spirit, il n’est pas évident de citer un hit incontournable du genre, parmi les jeux de la société. Burning Force, titre arcade puis porté sur Mega Drive, n’est donc pas auréolé d’une descendance divine ou de productions cousines ayant fait leurs preuves. Voilà un titre d’ailleurs légèrement anecdotique, mais voyons cela en détails.


Burning Force reprend le gameplay particulier des shmup en pseudo 3D, dans un style proche du mythique Space Harrier ou encore Super Thunder Blade, titre que l’histoire retiendra pour être le premier jeu Mega Drive (line-up japonais). Ici, le sol s’apparente à un damier afin de renforcer l’aspect 3D du soft. L’utilisation de cette technique ne dupe toutefois personne car un constat s’impose ; le jeu est plutôt laid. En effet, le décors est généralement une simple image fixe. Qu'on se le dise, le nombre de couleurs à l’écran se compte sur les doigts d’une main. Tempérons néanmoins ce triste constat car les sprites des ennemis sont parfois très efficaces, notamment dans le dernier stage du jeu avec des faux effets 3D à gogo !
En plus de cette sobriété graphique, la bande-son se révèle carrément redondante. Disposant de sonorités très MD, ces musiques ne sont pas spécialement désagréables à l’oreille, seulement, le compositeur fut quelque peu fainéant car nous retrouvons les mêmes thèmes sur chaque journée (un stage en comprenant trois, en plus de la phase bonus). De quoi trouver Burning Force assez répétitif et lourd. Voilà un constat bien fâcheux, délivré à un jeu qui dispose pourtant de quelques atouts...

Si Burning Force n’est pas un mauvais jeu, nul doute que c’est grâce à son gameplay et quelques bonnes idées maison. Histoire de drésser un comparatif douteux, il n’est pas impossible d'y trouver un avant goût du grand Axelay de la Snes, même si, bien évidemment, le hit de Konami est environ 7896548 fois superieur au modèste Burning Force. Au rang des bonnes idées, notons que les stages sont découpés en trois journées. Les deux premières vous proposent de chevaucher votre scooter futuriste, tandis que la dernière comprend le boss qu’il faut affronter en navette volante. Du StarFox avant l'heure, oui, en gros, mais en largement moins bon.
La présence d’armes secondaires à chiper via des tremplins, les différents missiles et autres bombes, étoffent le gameplay d’un jeu qui en avait bien besoin. Il n’est donc pas exagéré de dire que l’on s’amuse sur ce sympathique Burning Force. L’amusement restera néanmoins de courte durée car le jeu se termine bien rapidement et l’envie de le recommencer ne se fait pas vraiment ressentir. Par conséquent Burning Force est tout à fait dispensable, sans pour autant être l’honteuse daube que l’on désigne du doigt. Il s’agit d’un jeu plutôt sympathique qui vous occupera le temps d’une soirée. Finalement, le plus gros point fort du jeu reste sans doute son packaging, assez magnifique (sauf sur Genesis, comme le veux la coutume).