C’est bien simple, s’il fallait ne retenir les noms que d’une poignée de Beat Them All, Final Fight serait incontestablement de la partie, conjointement à Double Dragon, Golden Axe, Bare Knuckle/Streets of Rage…pour le coup, notre MD est sacrément gâtée ! Final Fight, titre légendaire de Capcom en Arcade (Capcom Play System), débarqué à l’aube des 90’s, fut porté courant 1993 sur Mega CD, c’est à dire une année après la sortie de Final Fight Guy, sur SFC. A travers cette version Mega CD, la 16-Bits de SEGA dispose de son Final Fight et disons le tout net, l’Arcade Perfect n’est pas loin, cet honneur est d’ailleurs laissé à Final Fight X68000. N’est pas le monstre de Sharp qui veut ! En tout cas, les versions Super Famicom (Final Fight & Final Fight Guy) bien qu’appréciables, sont quand même à la traîne...
Capcom nous délivre la trame d’un scénario fort classique, mais absolument indispensable. Eh oui ! il faut quand même trouver un justificatif à tout ce pugilat. : )
L’organisation mafieuse Mad Gear contrôle Metro City, au grand damne de Mike Haggar, le maire de la ville et ancien catcheur de renom (ceux qui ont pratiqué Muscle Bomber se souviennent certainement de ses exploits). Afin de faire pression sur le maire, le Mad Gear Gang kidnappe Jessica, sa fille. C’en est vraiment trop pour pour Haggar, qui décide alors de faire usage de ses talents de catcheur retraité. Il sera aidé par Cody, amoureux de la belle Jessica et Guy, un ami de ce dernier, que l’on retrouvera notamment dans Street Fighter Zero. Ah Capcom, c’est une grande famille !
Si les versions Super Famicom ne peuvent se pratiquer qu’en solo, Final Fight CD comprend bel et bien ce fameux mode deux joueurs, ainsi qu’un Time Attack, idéal pour prolonger le plaisir. Le jeu offre des décors très proches de la version originale, avec la quasi totalité des éléments qui les composent. Barbelé, caisses défoncées, barils, vitres brisées, sont autant d’éléments qui n’ont pas échappé à l’équipe responsable de la conversion, même si le niveau de détail est légèrement revu à la baisse. Final Fight CD est donc plutôt bien foutu, ce qui prouve le caractère sacrément avant-gardiste du titre, qui en 1993, va sur sa quatrième année d’existence ! Au niveau de la bande-son, Final Fight CD se distingue avec des pistes réorchestrées directement lues à partir de la galette. L’ancêtre conserve son lot de mélodies cultes, qui pour le coup n’ont jamais été aussi belles. Youki Chan's Papa, c’est pas n’importe qui !
Bien heureux sommes-nous de retrouver l’intégralité des stages, lesquels offrent des tonnes de vilains à dégommer. Malgré un gameplay un poil rigide, on prend un énorme plaisir à progresser dans Metro City, dont tout le monde aura remarquer la troublante ressemblance avec New York (Tours jumelles, Statue de la Liberté…). D’ailleurs, les références à la vaste période des 80’s sont innombrables, que ce soit au niveau des noms ou des tenus des personnages (les références aux univers du métal ou du catch sont légion). Final Fight puise sa magie dans la manière dont il dépeint son époque, alors que paradoxalement, il est techniquement très en avance sur son temps. Avant d’être un bourg pif de grande classe, Final Fight c’est d’abord des rues mal famées, des halls délabrées, voir même des chiottes défoncées…bref, une ambiance délicieusement punk. Je me permet d’adresser coup de chapeau à la quinzaine de personnes responsable de ce programme de légende.
Final Fight CD est une excellente conversion du jeu CPS1. Si vous possédez la 16-Bits de Nintendo, n’hésitez plus entre Final Fight/Final Fight Guy SFC et cette monture CD. La conversion Mega CD est très largement supérieure, ne fut-ce que pour le mode Two P, Time Attack, ou encore pour les scène animées, les musiques orchestrées, la présence de Guy, du fameux stage 4...

Pour poster un commentaire, vous devez être membre de MyGuardiana.