J'avoue être un grand amateur de shoot'em up, avec un goût prononcé pour les titres légers et/ou décalés. La série des Cotton rentre plutôt bien dans ce moule. On y incarne Cotton, petite fille intrépide au caractère bien trempé. Notre héroïne, chevauchant son précieux balais, fit une virée sur presque tous les supports. Ainsi, la retrouve t-on en arcade (premier épisode de la série), sur PC Engine, Sharp X68000, Super Famicom, Neo Geo Pocket Color, Saturn, PlayStation...Le dernier épisode en date tourne sur Dreamcast, et justement, il reprend le gameplay du jeu Mega Drive (qu’il est loin d’égaler).


Panorama Cotton est donc un Shoot en 3D. Il se rapproche de jeux comme Space Harrier, Super Thunder Blade, Burning Force... par exemple. On y dégomme les monstres face à soi, dans un plan frontal. Je peut vous assurer que cela reste choquant pour un amateur d'une série ayant fait ses preuves sur un scrolling horizontal. Pour le reste, il suffi de laisser la magie du soft opérer. C’est un fait, on retrouve bien l’attendrissante niaiserie inhérente à chaque épisode. L’univers enfantin caractéristique de Cotton est bien là. J’approuve !
Si l'ambiance de la série est bien retranscrite, il en va de même pour le gameplay qui utilise savamment l’héritage des ancêtres (si l’on excepte le scrolling qui change quand même quelques habitudes). La fameuse barre d’expérience est donc présente. Cette dernière définie la puissance de votre tir. Elle se remplie au fur et à mesure que vous dégommez du vilain. Attention toutefois d’épargner la petite Cotton des projectiles ennemis. Etre touché signifie perdre de la force de frappe sans parler de sa santé. On peut également remercier Success (responsable de la série Psyvariar entre autres) d’avoir intégré un « autofire » temporaire. Ainsi, on ne se retrouve plus à appuyer comme un mort de faim sur la touche de tir, comme ce fut le cas dans la plupart des épisodes.


En plus de votre tir, vous disposez de quelques magies, lesquelles se révèlent bien utiles pour se sortir des situations difficiles. Ces magies s'obtiennent par les gemmes qui abondent dans chaque stage. En "shootant" un gemme, on change sa couleur et par conséquent son effet. Ce système reprend le principe des cloches de la série TwinBee de Konami. Un autre grand classique du jeu de tir mignon et décalé.
Les jeux en 3D ne sont pas légion sur Mega Drive et celui ci est particulièrement bien réalisé. Certains décors impressionnent, on peine même à croire qu'on joue sur Mega Drive, console conçue en 1988. Une image ayant toujours plus d’impact que le commentaire d’un type dénué de toute objectivité, je vous invite donc à reluquer les screenshots pour vous convaincre de la qualité graphique de ce Panorama Cotton. C'est bon, z'avez zieuté, c'est sacrément beau. On ne me croit jamais.


Ce titre est donc une petite prouesse technique. C’est d’ailleurs son principal intérêt. Comme bon nombre de jeux du genre (comprenez à la Space Harrier), il se révèle peu jouable. Les tirs ne sont pas toujours évident à esquiver. On en viendrait presque à vouloir faire tourner le jeu sur une Mega Drive PAL afin de perdre un peu en vitesse. Même si on prend pas mal de plaisir lors de sa première partie, Panorama Cotton n’est pas un jeu sur lequel on revient souvent. C’est là que le bas blesse. Pour 20 ou 30€, son achat aurait été fortement conseillé, mais sachez qu’il fait partie des jeux onéreux sur Mega Drive. C’est donc un titre qui restera l’apanage des collectionneurs capable de mettre un prix élevé dans une production de qualité, mais loin d’être inoubliable.